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18/04/14

INTERVIEW AVEC JF DE JAUNE ORANGE !

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VENDREDI 18 AVRIL : PALE GREY + FASTLANE CANDIES + LEAF HOUSE À L'ENTREPÔT !

Petite interview de J-F membre du collectif Jaune Orange suite à leur tournée qui passera à l'Entrepôt le 18 avril avec à l'affiche Pale Grey, Fastlines Candies et Leaf House !

Bonjour, alors comment se déroule la tournée « Jaune Orange » ?

J-F : Je pense que ça se passe bien, je n'ai pas eu l'occasion d'être présent sur beaucoup de dates parce qu'on a pas mal d'activité. Il reste encore la date à Arlon et on se réjouit déjà de la date de la semaine prochaine qui sera à la maison, à Liège où ça risque d'être une belle fête ! Au niveau des groupes, il y a vraiment une chouette ambiance, même s'ils sont membres du collectif « Jaune Orange » et qu'ils se croisent souvent à Liège, le fait de partager des scènes régulièrement ça amène une chouette dynamique. On disait aussi qu'on avait pas mal de nouveau talent, de nouveau disques et de groupes qui ne sont pas encore bien identifiés par le publique donc essayons de les promouvoir ! C'est un peu les bases de « Jaune Orange », « l'union fait la force » ! Mais là on espère que les nouvelles générations suivront avec autant de succès les traces de leurs prédécesseurs.

Est-ce que tu peux décrire le collectif « Jaune Orange » et expliqué comment vous est venu l'idée de le créer ?

J-F : C'est une initiative spontanée débuts des années 2000 lancée par des musiciens plus ou moins étudiants qui avait l'idée de s'unir, de créer une page web etc. plutôt que de défendre leurs projets chacun de leurs côtés. De là, il y a eu la création du label et du département booking pour faire tourner les groupes. A côté de ça on organise des concerts et un festival mais pas nécessairement avec des groupes de « Jaune Orange », on essaye toujours de mélanger et d'équilibrer.

Avez-vous un partenariat avec des salles de concerts en Belgique ?

J-F : Ce n'est pas vraiment un partenariat, c'est juste que l'on est un réseau. On contacte les gens et on leurs dit on fait tel chose, ça vous intéresse ?

En avez-vous aussi à l'étranger ?

J-F : En effet, mais ce qui n'est pas toujours évident c'est que les territoires sont vastes. On a maintenant un partenaire en France qui a parfois des possibilités de sortir des disques en Allemagne et en Angleterre. Ce qu'on essaye aussi c'est de trouver des partenaires pour les tournées, vraiment des tourneurs, parce que aller faire du porte à porte sur des territoires aussi vastes que la France depuis la Belgique et de trouver chaque programmateurs, c'est vain, c'est un travail un peu titanesque et les retours sont parfois faibles. A un moment, le programmateur, il a aussi tellement de propositions qu'il a besoin peut-être d'être remis en confiance avec un tourneur. Ainsi, il connait les coûts et la qualité du catalogue. C'est pour ça que c'est plus intéressant pour nous de trouver un partenaire qui lui va du coup démarcher pour trouver les dates spécifiques lorsqu'il y a une tournée à l'étranger.

« Jaune Orange » c'est aussi un label. Vous avez pas mal de groupes prometteurs comme Pale Grey, Piano club ou encore The Feather et aussi des groupes confirmés comme The Expérimental Tropic Blues Band. Comment faites vous pour recruter ? Est-ce que vous ciblez un style musical en particulier ?

J-F : C'est vrai qu'on reste dans la famille du rock mais ça se décline de manière très variées. Entre The Feather qui est un groupe indie/folk assez délicat, minutieux et The Scrap Dealers qui sont plus dans un style psyché garage, musicalement il n'y a pas énormément de point commun. Après pour « recruter », que ce soit sur disques ou en live, les choses se font naturellement. C'est pour ça aussi qu'on organise des concerts régulièrement à Liège, ça nous permet souvent de faire des premières parties locales et de parfois faire des découvertes et de rentrer en contact. Les Scrap dealers sont les derniers en dates à être rentrés dans le collectif. Deux de leurs membres sont venus faire un stage chez nous. Très vite on a eu vent de leur projet et puis on a trouvé ça cool, simplement parce que musicalement on est sur la même longueur d'onde. A un moment, on leurs a dit que ça nous intéressait et de fils en aiguilles, ils ont fini par intégrer le collectif.

Après on manque peut être d'une identité spécifique parce que musicalement c'est fort éclaté. On n'a pas uniquement des groupes de garage,des groupes de folk ou de pop. On est un peu dans tous les sens, donc parfois les groupes se disent qu'est-ce que ça va donner notre « garage » à côté de « l'experimental tropic » des Leaf House ou de « l'indie /folk » de The Feather ? Même Thomas, chanteur de The Feather, qui est très actif au niveau du label dans le graphisme et dans le choix des artistes, arrive vraiment à avoir les idées très claires et apprécier des univers musicaux qui ne sont pas les siens. Donc c'est fait un peu spontanément et le côté humain est souvent important aussi. Il y a des moments où le courant passe et où le courant ne passe pas. Je crois que c'est un peu la passion de se bouger, d'acheter des disques, d'aller voir des groupes qui nous relis tous.

Est-ce que tu peux expliquer le concept du micro-festival ?

J-F : Dans les différents pans d'activités autour desquelles on gravite, le fait d'organiser des concerts depuis des dizaines d'années en saison et en club, nous a donné l'envie de créer un festival. De nos jours, il y a n'importe quel patelin qui organise un festival pendant l'été donc on c'est dit qu'on allait essayer de se démarquer et de faire quelque chose dans lequel on a envie de se retrouver et envie de vivre. On essaye aussi de promouvoir des groupes qui propose quelque chose d'un peu diffèrent et pas nécessairement le groupe qui a le single qui passe à la radio. Aujourd'hui avec internet, il y a plein de groupe dans tout les sens et il y a vraiment moyen d'aller dénicher de chouettes choses.

En plus c'est vrai qu'on a eu la chance d'avoir eu l'idée l'année justement où Liège était métropole culturelle Wallonne. Donc on a rendu un projet, et on a pu financer le truc prudemment. Pour l'instant, on est vraiment content d'avoir atteint l'objectif de faire un truc cool, pas trop cher et sympa. C'est pas que les autres ne sont pas sympas, mais il y a un peu un coté « feuille sur papier », quand on voit parfois les infrastructures, les groupes à l'affiche etc. Il n'y a pas qu'une façon de voir le festival, on peut aussi faire un peu différemment. Un peu comme les Aralunaires, qui sont dans un autre style. Je trouve que c'est super le côté des différents lieux de concert un peu partout dans la ville, c'est une autre façon d'aborder le concept du festival. Ca dépoussière un peu le côté du festival « classique » : grand scène, plein de monde.

Une question un peu plus personnelle, est-ce que tu travailles exclusivement à « Jaune Orange » ou est-ce que tu as un job à coté ou est-ce que tu es bénévole ?

J-F : Jusqu'il y a peu, je l'étais, mais depuis mars, j'ai été engagé par l'ASBL. En tout, on est à 5, entre bénévolat et partage de temps entre « Jaune Orange » et d'autres activités, à faire fonctionner le collectif et on espère pouvoir améliorer les choses à l'avenir.

Enfin pourquoi « Jaune Orange » ? Pourquoi pas « Bleu Vert » ?

J-F : J'ai rien à voir là-dedans. Quand les musiciens ont créé le collectif, il y a eu une histoire de groupe qui a failli s'appeler « Jaune Orange » puis finalement ça c'est appelé autrement. Et des autres groupes ont dit, « on a un autre collectif qui s'appel « Fushia », pourquoi on n'appellerait pas le collectif « Jaune Orange » » ? Au Final, il y a un peu plusieurs versions du truc mais ça ne représente pas grand chose et j'ai l'impression que c'est identifié maintenant. Et puis faut pas aller chercher midi à quatorze heure ! Enfin de compte, il y a pas vraiment de message, ça veut un peu tout dire et rien dire, c'est ça qui est bien !

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Posté par losange