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INTERVIEWS

26/02/14

INTERVIEW DE WHITE COAL ADDICTION

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EN CONCERT AVEC CURIOSITY CE SAMEDI 01/03

Hello, les gars, pouvez-vous présenter le groupe en quelques mots ?

Oli : Nous sommes White Coal Addiction, 3 membres, musique entre la coldwave et le shoegaze…
Aurel :
… en fait, on a inventé un mot : la noise wave

Oli : … car c'est clair qu'il y a des influences shoegaze et des influences coldwave, je suis fan de Joe Division,  Joe, de toute la scène new-wave des années 80 et Auré, c'est plutôt pop-rock. Je suis fan aussi de shoegaze donc on a vraiment essayé de mélanger ces 3 univers dans White Coal Addiction

Oui le shoegaze, le nom vient du fait que les guitaristes sont toujours les yeux rivés sur leurs  pédales à effets pour leur compo, comme My Bloody Valentine…

Oli : Oui c'est exactement ça…
Aurel :
... mais pour nous, ce sont des influences, même si ça ne se ressent pas encore exactement.
Oli : On est plutôt Slowdive et RIDE.

Aurel : Maintenant au niveau shoegaze, on a des morceaux qu'on va jouer en set à Arlon qui ne le sont pas spécialement mais il y a des morceaux qui vont venir qu'on est en train de composer. On le ressentira clairement dans ces compositions à venir.
Oli : On s'est dit que pour un premier concert, ce n'était peut être pas top de présenter nos morceaux shoegaze, en plus on va jouer avant Curiosity, un groupe de reprise The Cure, donc on va rester dans le registre coldwave. On va jouer deux morceaux qui seront à tendance shoegaze dont Project et Petrify qui ressemblent plus à la scène des années 90. De plus, grâce à Aurel, qui est influencé pop-rock, la batterie permet de rendre notre musique underground plus accessible.
Joe : Aurel a une façon de jouer assez allemande et martiale. Oli est plutôt dans un style ambient, envolé et atmosphérique tandis que pour moi, notre manager Valérie Pemmers dit que j'ai un jeu de basse très punk.

Il me semble que « Project » est déjà online sur youtube ?

Aurel : Oui, c'est notre morceau qui nous a fait connaître sur le web.

Comment vous êtes vous rencontrés et quand avez-vous décidé de vous lancer dans la musique ensemble ?

Aurel : On avait essayé avec Oli de monter un petit groupe avant avec un autre batteur ; donc avant j'étais claviériste, et c'était plus parti dans la déconne qu'autre chose, donc on s'est vite rendu compte que ça ne donnerait rien du tout. Entre temps, Oli a monté un groupe de reprise de Joy Division qui s'appelle  Control. Je me suis retiré de tout ça et je l'ai laissé partir dans Control …
Oli : … j'ai joué 3 ans dans Control. Le batteur de Control est en fait le meilleur ami de Joe, lui jouait dans Wizard Kind qui est venu plusieurs fois dans la région…

Joe : … et j'ai été adopté par Sélange.
Aurel : et puis Oli a arrêté de faire des reprises avec Control.

Oli : C'était une évidence de me lancer dans autre chose. J'avais des compos qui me trottaient en tête et un moment donné, il faut que tu les mettes sur papier. Je commençais à composer tout seul et j'ai ensuite rencontré Brice qui était chanteur bassiste. Aurélien nous a rejoint en tant que batteur. On a commencé à jouer mais ça n'a pas collé avec Brice alors j'ai repris le chant et Joe, qui était intéressé par le projet, nous a rejoint en mai 2013. Et depuis, c'est que du bonheur !
Joe : Il y a une symbiose parfaite.
Aurel : On s'est posé quelques fois la question : « Est-ce qu'on ne prendrait pas un membre en plus ? »
Oli : … Comme une fille au chant…
Aurel : mais on s'est dit que plus on est dans le groupe et plus c'est difficile à composer…
Oli : ... la mise en place est compliquée aussi…
Aurel : … et finalement on est très bien à 3 et donc, on continue notre chemin ensemble.
Oli : Il y a des morceaux où je fais chant/guitare et d'autres où c'est chant/clavier. Je pense que le groupe est bien comme ça. On verra le retour des gens après le concert.

Le fait d'amener une voix féminine au trio risquerait peut-être de changer l'ambiance musicale du groupe ?  

Oli : Je suis fan de voix féminines mais il faut trouver de la voix aérienne avec beaucoup d'airs dedans. Mais après, on est vraiment dans le registre shoegaze et plus dans le noise wave. Nous, on veut vraiment rester entre les deux, on ne veut pas rentrer dans quelque chose de difficile à aborder. On veut rester dans la coldwave, pour jouer dans des festivals undergrounds coldwave, tout en ayant une influence shoegaze et en amenant des sons dans le style de « The Chameleons » où les sons sont très atmosphériques et une voix dans ce style.

En écoutant votre musique, on ressent vraiment la voix caverneuse avec l'ambiance pesante et dark.

Oli : C'est tout à fait ce qu'on recherche. Le shoegaze n'est pas nécessairement dark et nous on veut vraiment…

C'est vraiment poser une atmosphère et réveiller tous les sens. 

Oli : Ah c'est toi qui a écrit la bio dans les news… Elle est fabuleuse la phrase que tu as dite. C'était : « Leur musique vous plongera dans une ambiance intimiste et introspective qui mettra tous vos sens en éveil. ». On veut vraiment faire passer ce message à notre public. 

Merci. Aviez-vous des autres projets musicaux ?

Oli : J'étais aussi claviériste de An Orange Car Crashed pendant 2 ans.

Joe : À Liège, j'ai fait partie pendant un moment de la scène métal mais je voulais me consacrer à un groupe à 100 % où il n'y a pas de prises de tête pour savoir quelles notes on fait, comment on les fait . A partir du moment où on intellectualise trop le discours, on ne fait plus de musique. Donc ici, je suis tombé sur des gens qui ne tournent pas autour du pot, qui donnent cash ce qu'il faut faire, qui en donnent autant qu'ils en demandent, qui viennent en répet' avec le travail qu'ils ont fini chez eux car ce n'est pas en répet' qu'on met les choses en place. Malgré notre style de musique dépressive, nous adorons déconner. Il y en a qui disent qu'ils vivent comme leur musique, parfois ils doivent être un peu chiants.

Pour vous, la musique permet de faire ressortir les émotions à l'intérieur de vous ?

Joe: Si on était comme notre musique en société, on serait chiants. Donc, on est obligé de se mettre un bouclier, de se mettre une façade et dans la musique, on va chercher au fond ce qui se passe en nous pour le ressortir et le faire partager pendant 45mn, 1h ou 1h15. C'est là qu'on est vrai.
Oli : Pour nous,c'est un exutoire. Quand j'écris les textes, en fait, ça part d'expériences à moi ou un autre, et de rêves. Ca part d'une expérience, un truc négatif ou même positif qui donne envie d'écrire la chanson, surtout les textes, pour passer à autre chose. Par exemple, pour Project, on répétait à Fosses-la-Ville chez l'ancien bassiste/chanteur, et sur l'heure et demi de route pour y aller, on a pondu le morceau. J'ai chanté la chanson à Aurel et quand on est arrivé à la répet', on a joué le truc d'une traite. C'était assez magique.

Y'a t-il d'autres choses qui vous aident à trouver l'inspiration ?

Aurel : Ca, c'est pour Project mais les autres, ça part d'une jam et puis l'émulsion- c'est le mot préféré de Joe- se fait et le morceau prend forme.
Oli : Ca vient souvent de la basse…
Aurel :…puis je pose un rythme et Oli enchaîne sur la suite.
Oli : Pour la plupart des morceaux de la set list, à part Empty qui a été composé à la guitare acoustique, c'est une jam. On a parfois laissé tomber des morceaux aboutis depuis longtemps pour jouer ceux-là et en 2-3 répet', c'était réglé.
Aurel : C'est ça aussi qu'on s'est bien trouvé. Des fois, on fait autre chose que ce qui a été composé et on arrive à créer d'autres morceaux en partant de rien.
Oli : On a vraiment trouvé cette symbiose tous les 3.
Joe : Justement, j'en parlais autour de moi ; on fait tourner une mesure puis Oli, sans regarder ce que je fais,  va intuitivement taper un mi ou un fa et automatiquement je vais suivre. Ensuite, Aurel tape un truc et l'harmonie se crée. Ca coule de source.
Oli : Mais les jams partent toujours de la basse.
Joe : C'est un peu comme si je venais avec une entrecôte, je la cuis ;  Oli vient avec sa sauce, Aurel l'assaisonne bien et quand on la mange tous ensemble, elle semble bonne à tous les 3.

C'est votre premier concert à l'Entrepôt le we prochain ? Contents d'être bookés chez nous ? Un peu stressés ? Quel est votre sentiment par rapport à ce concert ?

Oli : On est très content. On est passé du stade de stress à la réjouissance. On se réjouit de monter sur scène et de proposer notre musique aux gens.
Aurel : Il y a toujours une pointe de stress. A un moment donné, on s'est mis d'accord sur les morceaux et puis on s'est dit qu'on allait commencer à jouer le set pour le concert. La première fois qu'on l'a joué, évidemment, il n'y avait plein de choses qui n'allaient pas et on a commencé à stresser mais maintenant, on est beaucoup plus serein et quel bonheur de pouvoir jouer à l'Entrepôt.

Oli : On fait justement une résidence la veille pour bien préparer le concert.
Aurel : On répète aussi ici tous les vendredis.

Joe : On est attendu et soutenu. On a des amis qui vont venir nous filmer, qui vont venir de Namur et de Liège. On doit produire un bon set et se donner à fond. Grâce au film, on pourra voir ce qu'il faut encore améliorer pour toujours donner le maximum. De par l'expérience qu'on a avec Oli et Aurel, on va retirer cette énergie des gens. On est entouré de gens qui nous attendent, qui nous soutiennent et qui nous aident pour certaines choses. Les gens se proposent d'eux-mêmes, ça fait très plaisir…
Aurel : Au niveau de l'Entrepôt, on ne pouvait pas espérer mieux comme première date.
Oli : On joue dans de bonnes conditions avec un public génial.
Joe : La barre est déjà mise haut pour ce premier concert.
Oli : On a cette chance de commencer ici. C'est le top.

Y'a t-il un groupe qui vous a particulièrement influencés ?

Aurel : An Orange Car Crashed, c'est une bonne inspiration. Pour moi, c'est eux qui m'ont motivé à faire ce style de musique parce que je connais très bien le batteur Jérémy et aussi Gilles Pemmers, et n'y avait que ce groupe là qui faisait ce style dans la région.
Oli : Pour moi, c'est Joy Division et Slowdive.
Aurel : Project est très influencé par « Spanish Air » de Slowdive. Tu vas très vite entendre la ressemblance avec notre morceau. A la base, je ne suis pas du tout dans la coldwave, c'est Oli qui m'a convaincu d'intégrer le projet et c'est eux qui m'ont influencé de par leurs influences musicales.
Joe : Je suis pour l'éclectisme. Je vais te montrer les autocollants sur mon flycase, ce sera plus simple. Donc, il y a The Hives, The Horrors, Lucifer, The Distillers, Madball, The Chameleons, New Model Army, … Je ne suis pas fermé à un style de musique. Dans nos compos, Oli est un peu le garant de notre style qui recadre si on s'en éloigne tout en étant super diplomate. Il ne se sent pas une âme de leader mais je trouve qu'intrinsèquement, c'est lui le leader. Ce n'est pas un despote éclairé, il est plus éclairé que despote.
Oli : (rire)
Joe : On a tous en nous…
Aurel : ... quelques chose de Tennessee (rire)
Joe : Attention, ça démarre… Il n'y a pas de problème pour savoir qui a la plus grosse, tous se décident facilement.

Avez-vous un album en projet ?

Oli : On a un EP en projet. J'ai justement un pote qui était batteur de  The Straws , Renaud Labarbe, qui est un super ingénieur du son et qui va enregistrer notre EP. Un jour, Renaud est venu régler la batterie d'Aurel et puis quelques semaines après, il nous contacte en nous disant qu'il aime bien ce qu'on fait, en me disant qu'il me devait un service et il se propose pour nous enregistrer. Et bien sûr, on a dit oui. On aura un EP 6 titres dans l'année.
Joe : Pour l'EP, on veut garder le côté brut. On ne veut pas surproduire et donc on va enregistrer en live.
Oli : On veut garder notre son. On ne veut pas qu'en concert, les gens se disent ce n'est pas comme le morceau qui a sur l'EP.
Aurel : On veut garder les petits défauts du live, ce qui donne leur charme aux chansons. On ne veut pas quelque chose de propre.
Oli : On s'est toujours enregistré en répet', en live. Bon, mis à part la voix, elle est refaite car tous les instruments repassent dans le micro mais ce n'est que ça. On veut vraiment garder l'esprit des années 80-90.
Joe : On veut que les gens entendent le même son sur scène et sur l'EP.
Oli : Le morceau vit grâce aux 3 et en enregistrant en live, on garde cette émulsion.
 

Avez d'autres dates après ce concert ?

Oli : On va jouer à Cologne, à Francfort et à Blackpool. On devait justement jouer à Blackpool l'année dernière mais on n'était pas prêt à ce moment-là.
Joe : Avec juste une chanson, on a déjà des propositions pour venir jouer à différents endroits.  

 Quel est votre coup de cœur musical en ce moment ? 

Oli : C'est Johnny Marr
Aurel : Slowdive, que j'ai découvert par Oli.
Oli : Slowdive, c'est un groupe de shoegaze mais qui a été inspiré par la coldwave
Aurel : Je pensais à Toy aussi .
Oli : Je suis aussi fan de The Smiths
Joe : Black Rebel Motorcycle Club. Ils sont 3 et tu as un son de malade. J'ai aussi un coup de cœur pour la mise en place et le son de Placebo. Il y a aussi Archive.

Quel groupe vous a donné envie de faire de la musique ? (Merci pour la question Joe !)

Oli : Je suis fan absolu des Beatles ! Je suis tombé sur tous les 45 tours de mes parents, mon père m'a filé son vieux tourne-disque et je les ai tous écoutés. Je les aime encore plus que Joy Division.
Aurel : Je suis beaucoup plus pop anglaise, comme Blur.

Un dernier mot pour motiver les gens à venir vous voir ?

Oli : Emotion. L'important c'est que l'émotion passe dans le public. On va faire tout à la résidence de vendredi pour arriver à faire passer ça.  



 

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Posté par Stagiaire